Patrimoine culturel immatériel de l'humanité : l'Afrique, priorité de l'Unesco

Le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine immatériel, rattaché à l'Unesco, a rendu sa décision. Réunis à Port-Louis – capitale de Maurice – depuis le 26 novembre, ses membres ont notamment inscrit sept biens africains sur leur liste 2018. Créée en 2003, celle-ci est destinée à regrouper les traditions et « expressions vivantes » du monde, selon plusieurs critères. Parmi eux, le fait d'être « traditionnel, contemporain et vivant à la fois », de « contribuer à la cohésion sociale » ou encore d'être « enraciné dans les communautés », peut-on lire sur le site de l'Unesco.

Le reggae, mais aussi les potières de Sejnane dans le nord de la Tunisie

Le reggae de Jamaïque en fait désormais partie. L'institution a souligné la « contribution » de cette musique à la prise de conscience internationale « sur les questions d'injustice, de résistance, d'amour et d'humanité ». Une nouvelle dont s'est réjoui l'artiste ivoirien Alpha Blondy. « Les amoureux du reggae n'auront pas à raser les murs ! Les gens ont compris que le reggae n'est pas un phénomène de mode parce que l'injustice, la pauvreté ne sont pas des modes, Dieu n'est pas une mode, la misère, la guerre, l'espoir, la faim ne sont pas des modes. Voilà pourquoi le reggae est encore là et sera toujours là », a-t-il affirmé à l'AFP. La célèbre musique jamaïcaine côtoie donc sept autres biens culturels africains, dont trois sont en danger et nécessitent une sauvegarde urgente. Découvrez-les sur notre carte interactive.